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| Langue Ladine |
Langue ladine als:Ladinische Sprache ja:ラディン語
Catégorie:Langue rétho-romane Catégorie:Tyrol du Sud
Le ladin (ladino en italien, ladin en ladin) est une langue romane du groupe rhéto-roman (donc proche du romanche et du frioulan) ; elle est parlée en tant que langue maternelle par environ 30 000 locuteurs dans le nord-est de l'Italie (région des Dolomites, pour l'esssentiel dans le Trentin-Haut-Adige et en Vénétie). C'est donc une des langues les plus rares d'Europe, à côté du féringien et du lapon. Elle ne doit pas être confondue avec le ladino des juifs espagnols.
Les Ladins appartiennent aux minorités linguistiques reconnues par l'Union européenne et devraient donc jouir des dispositions de protection des minorités linguisitiques, notamment celles prévues par la charte de 1991, particulièrement en ce qui concerne son emploi dans les écoles, les administrations, la justice, les médias. Pour ce qui concerne le ladin, toutefois, ces dispositions restent très formelles et ne sont guère traitées sérieusement par l'État italien.
Domaine
Le domaine linguistique du ladin est partagé entre trois régions administratives, et son isolement est renforcé par celui des vallées les unes par rapport aux autres. Cela fut encore plus vrai pendant la période fasciste à partir de 1927.
Les dialectes sont parlés :
- dans des régions du Tyrol méridional,
- dans le Trentin-Haut-Adige (province autonome de Bolzano (allemand Bozen), val Gardena ou Gherdëina en all. Grödner, vallée de Gader (val Badia)
- dans le Trentin-Haut-Adige (province autonome de Trente), vallées de Fassa et de Buchenstein (Fodom)
- en Vénétie (province de Belluno) par exemple dans la station alpine renommée de Cortina d'Ampezzo (par 40 % de la population).
Statut
Le ladin est reconnu dans quelques communes dont c'est le langage habituel pour l'administration et l'école. Parmi elles : Wolkenstein (Sëlva), Abtei (Badia), Kurfar (Corvara), Sankt Ulrich (Urtijëi), Enneberg (Maréo), Canazei (Cianacei), Vigo di Fassa (Vich) et Pozza di Fassa, qui toutes se trouvent dans la région Trentin-Haut-Adige. Jusqu'à maintenant, ce droit des minorités ladinophones n'est pas reconnu en Vénétie.
Histoire
Le ladin est un reliquat de la langue romane qui était autrefois parlée de façon beaucoup plus étendue dans cette région alpine. On n'est pas d'accord sur le fait que cette langue rhéto-romane était unifiée, ou non : c'est la Questione Ladina. Depuis le , les Bavarois sont arrivés du nord et ont pénétré profondément dans le domaine linguistique rhéto-roman, où leur langue s'est substituée au parler antérieur. C'est seulement dans les vallées les plus reculées et les plus isolées que le ladin a pu se maintenir. Avec l'unification italienne, tous les territoires ou étaient parlés les dialectes ladins passèrent progressivement de l'autorité autrichienne à celle de l'Italie. Le mouvement nationaliste italien du et du ont toujours considéré les dialectes ladins commes des dialectes italiens, ce que réfutent ceux qui les parlent. C'est seulement lorsque l'autonomie administrative du Tyrol méridional fut reconnue que les ladinophones ont vu leurs droits reconnus en tant que minorité culturelle.
En 1988 les instituts culturels ladins « Micurá de Rü » et « Majon di Fascegn » chargèrent le professeur zurichois Heinrich Schmidt de leur élaborer une langue écrite commune. C'est seulement en 1998 que parut finalement la directive longemps attendue concernant la création d'une langue écrite commune au ladin des Dolomites.
Différents dialectes
Le ladin comprend aujourd'hui cinq dialectes distincts :
- Maréo/Badiot (Enneberg / Abtei)
- Gherdëina (Grödner)
- Fascian (Fassan)
- Anpezan (Ampezzo)
- Fodom (Buchenstein)
Exemples
Voici comment on dit, dans les différents dialectes, le début de la prière chrétienne du « Notre Père », ainsi qu'en italien et en français :
; Maréo/Badiot
Nosc Pere dl cil,
al sides santifiché to inom,
al vëgnes to rëgn,
tüa orentè sides fata,
sciöche al cil insciö söla tera.
; Gherdëina
Pere nost, che t'ies en ciel,
l sibe santificà ti inuem,
l vënie ti rëni,
sibe fata ti ulentà,
coche en ciel enscì en tiera.
; Fascian
Père nosc che te es sun ciel,
sie fat sent to inom,
fa che vegne to regn,
to voler sie semper respetà,
tant sun ciel che su la tera.
; Anpezan
Pare nosc, che te stas su in zielo,
sée fato santo el to gnon,
viene el to regno,
sée fato chel che te vos tu,
tanto in zielo che su ra tera.
; Italien
Padre nostro che sei ne' cieli,
santificato sia il nome tuo,
venga il regno tuo,
sia fatta la volontà tua
com in cielo, così in terra.
; Français
Notre Père qui es aux cieux,
Que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite
sur la terre comme au ciel.
; Valader (un des dialectes romanches)
Bap nos, tu chi est in tschel,
fat sonch vegna teis nom,
teis reginam vegna nanpro,
tia vöglia dvainta sco
in tschel eir sun terra.
Voir aussi
- linguistique
- dictionnaire des langues
- langues par famille
- langues indo-européennes
- - langues romanes
- - groupe rhéto-roman
Liens externes
- http://www.noeles.net - Nouvelles concernant la langue ladine en « Ladin Standard - Ladin Dolomitan » - la langue écrite standard.
Catégorie:Langue rétho-romaneR
L'article général est Rhéto-roman.
Langue romane als:Romanische Sprachen ja:ロマンス語 simple:Romance languages
Catégorie:Histoire du français Catégorie:Rome antique Romane Catégorie:Langue romane
On nomme langue romane toute langue issue essentiellement du latin vulgaire (au sens étymologique de « populaire »), c'est-à-dire la forme de latin vernaculaire utilisée pour la communication de tous les jours, par opposition au latin classique et littéraire ; ce sont donc des langues indo-européennes, basées sur le latin. Ces langues ont été parlées ou le sont encore dans un ensemble géographique désigné par le terme de Romania, couvrant en grande partie le Nord-Ouest européen de l'ancien Empire romain (l'est étant resté majoritairement de langue grecque – à l'exception des Valaques – et le sud ayant adopté l'arabe après la conquête musulmane). Les mots roman(e) et Romania remontent bien sûr à des dérivés de l'adjectif latin romanus : l'on considérait en effet que leurs locuteurs utilisaient une langue issue de celle des Romains, par opposition à d'autres introduites ultérieurement dans les territoires de l'empire, comme le francique au nord de la France, langue des Francs appartenant à la famille des langues germaniques. La première attestation du terme de roman, sous une forme ou une autre, remonte au synode de Tours, en 813 de l'ère chrétienne ; c'est lors de ce synode que la première langue vulgaire à s'être détachée du latin est ainsi désignée ; il s'agit d'une forme de proto-français, que l'on nomme romana lingua, ou encore roman. L'ancien français est donc la première langue romane attestée à l'écrit (ce qui ne signifie pas que ce soit la première langue à être apparue comme clairement différente du latin). Le premier ouvrage théorique sur les langues romanes est, en latin, le De Vulgari Eloquentia (« De l'éloquence vulgaire ») de Dante (), où apparaissent pour la première fois les dénominations de langue d'oïl, langue d'oc et de langue de si (pour l'italien et l'espagnol) — en fonction de la forme respective du mot oui dans les différentes langues romanes.
L'on date grosso modo l'évolution du latin vulgaire vers les langues romanes ainsi :
# entre -200 et 400 environ : différentes formes de latin vulgaire ;
# entre 500 et 600 : ces formes commencent à se différencier plus ou moins nettement ;
# vers 800 : l'existence de langues romanes est reconnue (synode de Tours) ;
# 842 : premier texte complet rédigé en une langue romane (le roman, forme de protofrançais), les Serments de Strasbourg.
Les langues romanes partagent un ensemble de traits communs donnant une bonne cohérence à cette famille de langues, parmi lesquels les plus importants sont :
- un lexique principalement issu du latin vulgaire avec divers substrats dont les parlers gaulois pour toutes les langues romanes sauf le roumain ;
- une réorganisation du système vocalique latin (par diphtongaison, apophonie et syncope principalement) ;
- des phénomènes importants de palatalisation des consonnes ;
- la disparition quasi complète du neutre ;
- une réorganisation importante du système verbal, par le développement, notamment, de verbes auxiliaires, la suppression du futur latin, la création d'un futur périphrastique formé à partir du verbe avoir ( chanter-as → chanteras), celle d'un conditionnel ;
- le développement des articles, inconnus du latin.
Liste des langues romanes
Les langues romanes sont classées en neuf groupes, chacun pouvant comprendre plusieurs « dialectes » ; il faut noter que le choix d'un de ces dialectes comme langue officielle est purement politique et, surtout, relativement récent dans de nombreux pays (sauf en France, par l' édit de Villers-Cotterêts). Quoi qu'il en soit, les langues romanes forment un continuum de langues entre lesquelles les différences sont parfois minimes ; il est toujours possible de distinguer au sein d'un ensemble ce que l'on nommera un ou plusieurs « dialectes », mais la liste suivante se limitera aux langues les plus connues (entre parenthèses : nom dans la langue envisagée, date de la première attestation connue) :
- ibéro-roman :
- castillan ( castellano ; 804 : Cartularios de Valpuesta) : l'une des langues officielles de l' Espagne, souvent nommée « espagnol ». Notons que l' Espagne a plus d'une langue officielle et que chaque communauté autonome peut utiliser la sienne. Le castillan n'a que très peu de dialectes et s'avère très conservateur.
- portugais ( português ; XII s. : documents juridiques ), langue officielle du Portugal, possède encore moins de dialectes différenciés que le castillan. Il est encore plus conservateur que ce dernier.
- galicien ( galego ; XII s.) : dialecte portugais parlé en Espagne (région de Galice), sans doute à l'origine du portugais ; portugais et galicien archaïques ne formaient qu'une seule langue au Moyen Âge et sont toujours considérés comme un diasystème galaïco-portugais par de nombreux linguistes.
.. L'asturo-léonnais
.. L'aragonais
- italo-roman
- italien ( italiano ; X s. : documents juridiques, XI s. : texte complet) ; très nombreux dialectes (plus de deux cents) ; le toscan florentin, promu par Dante au XIII s., constitue la base normalisée de la langue officielle italienne ;
- corse ( corsu) qui est une variante du toscan mâtiné de ligure (l'accent ressemblant davantage au ligure qu'au toscan) : parlé en Corse mais aussi au nord de la Sardaigne (dans la Gallura et autour de Sassari).
- parmi les dialectes non-toscans de l'italien, on distingue deux groupes clairement différenciés, ceux parlés dans le nord de l' Italie, plus fortement influencés par un substrat sans doute celtique, dits septentrionaux ou gallo-italiques (qui comprennent notamment le lombard, le ligure, le piémontais, le vénète, l' émilien et le romagnol) et ceux méridionaux, plus influencés par un substrat osque et grec, eux-mêmes divisés en deux groupes assez distinct (le napolitain et les dialectes apparentés d'une part et le salentin, le calabrais proprement dit et le sicilien d'autre part). Mais cette dialectologie est sommaire et ne décrit pas avec précision l'extraordinaire diversité, largement conservée, des parlers italiens proprement dits.
- illyro-roman (ou dalmate ; veklisuṅ pour le dialecte septentrional ; attestations indirectes fin XIII s., directe : vers 1840) ; langue éteinte à la mort du dernier locuteur en 1898). Parlé autrefois dans certaines îles ou régions côtières de Croatie et du Monténégro, il comprenait deux dialectes recensés :
- végliote, au nord (île de Krk, en italien Veglia),
- ragusain, au sud (l'actuelle Dubrovnik) ;
- gallo-roman. On trouve dans cette famille de nombreux dialectes appartenant au groupe des langues d'oïl (parfois dénommés péjorativement patois) :
- français ( 842 : Serments de Strasbourg, 881 : prem. txt. litt. Cantilène de sainte Eulalie, XI s. : prem. txt. en ancien français Vie de saint Léger) : la langue officielle de la France; de la Belgique en concurrence avec l' allemand et le néerlandais; de la Suisse avec l'allemand, l'italien et le romanche; du Canada avec l' anglais; du Val d'Aoste avec l'italien; du Luxembourg avec le luxembourgeois; des îles anglo-normandes avec l' anglais) correspond principalement à un ensemble de traits d'oïl provenant de divers dialectes répartis historiquement autour de Paris ; dans les faits, la langue actuelle est très composite et doit beaucoup à une langue littéraire interrégionale. L'existence d'un dialecte francien à l'origine du français est un mythe du XIX s. qui n'a plus cours,
- mayennais : parlé en France en Mayenne;
- gallo : parlé en France en Bretagne;
- normand : parlé en France en Normandie; aux îles anglo-normandes, dont le jersiais, le guernesiais et le sercquiais;
- picard ( cht'i ; vers les XII, XIII s.) : parlé en France dans le Nord-Pas-de-Calais et en Picardie, ainsi que dans l'ouest de la Wallonie ; en Belgique, il a le statut de langue régionale, tandis qu'en France il est considéré comme une langue de France ;
- poitevin-saintongeais : parlé en France dans le Poitou-Charentes et Saintonge ;
- wallon ( walon ; vers les XII, XIII s.) : parlé principalement en Belgique, où il a le statut de langue régionale;
- francoprovençal (ou, mieux, arpitan ; XIII s. : Méditations de Marguerite d'Oingt) : ensemble de langues réparties entre l' Italie ( Val d'Aoste, Piémont), la Suisse (en Valais principalement]), la France (Dauphinois, Lyonnais, Savoie) ; le franco-provençal semble être à la croisée entre langues d'oïl et occitan. Il est en voie d'extinction ;
- occitano-roman ou occitano-catalan :
- occitan ou langue d'oc ( occitan, lenga d'òc ; fin du X s. : docs. juridiques ; 1102 : prem. txt. complet) : il s'agit d'un ensemble de dialectes constitué du nord-occitan (limousin, auvergnat, vivaro-alpin), du moyen-occitan (languedocien, provençal) et du gascon ─ connus en France sous l'appellation dépréciative de « patois » ; le vieux catalan et l'occitan médiéval ne constituaient qu'une seule langue ; c'est seulement entre la fin du XII et le début du XIV siècle que les deux langues se sont nettement séparées ; le niçois est un provençal archaïque ;
- catalan ( català ; fin du IX siècle : traces de vulgarismes catalans dans des textes latins ; fin du XII s. : prem. txt. complet dans un doc. juridique ; XIII s. : sous l'égide de Ramon Llull, le catalan accède au statut de langue littéraire et de pensée reconnue) : l'une des langues officielles de la Catalogne ( Espagne) ; il est parlé principalement dans cette Communauté autonome et dans une frange de l' Aragon, ainsi que dans celle méridionale de Valence (où il est aussi appelé valencien et distingué du catalan proprement dit), ainsi qu'aux Îles Baléares, en Andorre (où il est la seule langue officielle), dans le Roussillon (France), appelé par les catalanistes, Catalogne du Nord, ainsi que dans la ville de l'Alguer (en Sardaigne) ;
- rhéto-roman (XII s.) :
- dialectes romanches (rumantsch) : le sursilvan (haute vallée du Rhin), le sutsilvan et le surmiran (centre du canton des Grisons), le puter et le vallader ( Engadine) forment les cinq dialectes écrits ; ils sont parlés en Suisse (dans les Grisons) par environ 45 000 personnes. le premier texte en puter a été écrit en 1527 à Zuoz ( La chanzun da la guerra dal chasté da Müsch), le premier en vallader en 1560 à Susch.
- interromanche (rumantsch grischun) : forme de lingua franca romanche utilisée en Suisse pour unifier la vingtaine de dialectes romanches ; il s'appuie en grande partie sur le sursilvan, le vallader et le surmiran ; l'interromanche est une langue officielle en Suisse dans le canton des Grisons,
- dialectes ladins (ladin) : utilisés dans les Dolomites italiennes,
- frioulan (furlan) : parlé dans la province italienne d' Udine ; frioulan et ladin n'ont qu'un statut de langue régionale ;
- roumain ( română ; attestations partielles au XII s., complète au XV) : langue de l'ancienne province romaine de Dacie coupée du reste de la Romania ; le superstrat slave reste d'importance faible et le roumain s'avère assez conservateur ; c'est en cela qu'il est relativement différent des autres langues romanes ; on considère qu'il possède principalement quatre dialectes :
- daco-roumain, que l'on appelle généralement le roumain ; c'est la langue officielle de la Roumanie et la Moldavie, et langue coofficielle en Voïvodine ( Serbie-et-Monténégro).
- istrio-roumain, parlé en Istrie (en voie d'extinction),
- mégléno-roumain (ou méglénite), parlé en Macédoine,
- macédo-roumain (ou aroumain), parlé principalement en Albanie, Serbie, Macédoine, Thessalie ( Grèce) et Roumanie ;
- sarde ( sardu, limba sarda ; XI s.) : parlé en Sardaigne ; c'est une des langues romanes des plus conservatrices, ce que l'on explique par son statut au sein d'un lieu isolé ; il a connu de nombreuses influences, parmi lesquelles le catalan, le castillan puis l'italien sont les plus importantes ; on distingue plusieurs dialectes, non compréhensibles entre eux :
- campidanien (région de Cagliari),
- logoudorien ( Logudoro), qui constitue la langue considérée classique, dont la variété du nuorais ( Nuoro) ; ces deux derniers dialectes sont plus archaïsants que le premier.
Du latin classique au latin vulgaire
Note : les transcriptions phonétiques sont en alphabet phonétique international.
À propos du latin vulgaire, il convient de noter que les Romains vivaient en situation de diglossie : la langue de tous les jours n'est plus le latin classique, celui des textes littéraires ou sermo urbanus (« langue de la ville », c'est-à-dire « raffinée »), figé par la grammaire comme l'a été le sanskrit, mais une forme distincte bien que très proche, au développement plus libre, le sermo plebeius (« langue vulgaire »). Il semble acquis que le latin classique ne se limitait pas à un emploi livresque, mais qu'il était parlé par les catégories sociales élevées, tandis que le sermo plebeius était la langue des soldats, des commerçants, du petit peuple ; n'ayant jamais accédé au statut de langue littéraire, le latin vulgaire nous est surtout connu par la phonétique historique, des citations et des critiques prononcées par les tenants d'un latin littéraire ainsi que de nombreuses inscriptions, des registres, comptes et autres textes courants. D'autre part, le Satyricon de Pétrone, sorte de « roman » écrit vraisemblablement au premier siècle de l'ère chrétienne et se passant dans les milieux interlopes de la société romaine, est un témoignage important de cette diglossie : selon leur catégorie sociale, les personnages s'y expriment dans une langue plus ou moins proche de l'archétype classique.
Parmi les textes qui ont blâmé les formes jugées décadentes et fautives, il faut retenir lAppendix Probi , sorte de compilation d'« erreurs » fréquentes relevées par un certain Probus et datant du III siècle de l'ère chrétienne.
Ce sont bien ces formes, et non leur équivalent en latin classique, qui sont à l'origine des mots utilisés dans les langues romanes.
Voici quelques exemples de « fautes » citées par Probus (selon le modèle : A non B , « [dites] A et non B »), classées ici par type d'évolution phonétique et assorties de commentaires permettant de signaler les principales différences phonologiques entre le latin classique et le latin vulgaire ; il n'est bien sûr pas possible d'être exhaustif en la matière et de référencer toutes les différences entre le latin classique et le latin vulgaire, mais lAppendix Probi peut constituer une introduction pertinente sur le sujet :
:1. calida non calda, masculus non masclus, tabula non tabla, oculus non oclus, etc.
:Ces exemples montrent l' amuïssement des voyelles post-toniques (et aussi pré-toniques) brèves ; les mots latins sont en effet accentués cálida, másculus, tábula et óculus, la voyelle suivante étant brève. Cet amuïssement prouve aussi que l' accent de hauteur du latin classique est devenu un accent d'intensité en latin vulgaire (en effet, un accent de hauteur n'a pas d'influence sur les voyelles atones environnantes). L'on reconnaît dans cette liste les ancêtres de chaude ( ancien français chalt), mâle (ancien français masle), table et œil ; ce processus a donné naissance à des transformations importantes des consonnes entrées en contact après la chute de la voyelle les séparant : ainsi, un devant consonne est passé à vélaire (soit ) puis à en français ( vocalisation), d'où chaud ; de même, a pu donner un palatalisé (voir au point 2) ;
:2. vinea non vinia, solea non solia, lancea non lancia, etc.
:L'on voit là le passage en latin vulgaire de bref devant voyelle à (son initial de yacht ; le phénomène est nommé consonification) qui, après consonne, la palatalise ; ces consonnes palatalisées (qui peuvent provenir d'autres sources), sont importantes dans l'évolution des langues romanes. Cette transformation explique pourquoi l'on obtient, par exemple, vigne (avec devenant , noté dans les langues romanes par le digramme gn en français et italien, ñ en castillan, ny en catalan, nh en portugais et occitan, etc.), seuil (avec anciennement un palatal, soit , noté par ill / il en français, devenu ensuite un simple , conservé en castillan, où il est noté ll, double l [sauf quand il provient de , où il passe à , phonème dit jota, comme en catalan, en portugais et occitan, écrit lh, etc.), et lance (avec le son issu de , forme palatalisée de , que notait bien la lettre c latine ; de même en castillan lanza , anciennement lança , ou en roumain lance , etc.) ;
:3. auris non oricla.
:Probus note dans cet exemple plusieurs phénomènes : premièrement la réduction des anciennes diphtongues (ici devenant , soit ouvert ; l'on a aussi en latin vulgaire donnant , ouvert, ainsi que passant à , fermé), puis l'utilisation d'une forme de diminutif au lieu de la forme simple ( auris : « oreille », auricula : « petite oreille »). L'utilisation des diminutifs en latin vulgaire est fréquente : ainsi soleil vient de solic(u)lu(m) et non de sol, ou encore genou de genuc(u)lu(m) et non de genu. Enfin, on note l' amuïssement du bref devant voyelle accentuée : on attendrait oricula. Comme on l'a dit en 1, la rencontre de c et l, , causée par la chute de la voyelle les séparant, donne naissance à une nouvelle consonne, ici un palatal, conservé en catalan dans orella, devenu en français mais en castillan, dans oreja ) ;
:4. auctor non autor.
:On remarque aussi des réductions de groupes de consonnes ; ainsi, passe à , donnant en français auteur, ou autor en castillan et catalan ; de même, passe à . C'est le cas dans dom(i)tare devenu domtar puis domptar et enfin dontar. L'insertion d'un entre et une occlusive est normale : on parle d'une épenthèse, donnant en français dompter que l'on prononçait avant que l'orthographe n'influence la prononciation, devenant parfois . Autre simplification : donne , comme dans comp(u)tare devenu comptare puis compter et conter en français, contar en castillan, etc.
:5. rivus non rius, sibilus non sifilus.
:Le son du latin, noté par la lettre u (ou v dans les éditions modernes) a évolué de manières diverses, soit en s'amuïssant entre voyelles ( ri(v)us donnant rio en castillan, pa(v)or donnant peur, italien paura), en devenant une spirante bilabiale sonore (, en castillan et catalan) puis se renforçant en (dans la majorité des langues romanes) ; et entre voyelles connaissent le même sort, ce qui explique que sibilus donne sifilus, sachant que n'est que la variante sourde de ; ainsi explique-t-on siffler (de sibilare, devenant sifilare puis siflare) ou savoir (de sapere, puis sabere, savere ; le castillan saber montre, par son orthographe, qu'il en est resté au stade ), etc.
:6. pridem non pride.
:Dernier exemple (la liste n'est bien sûr pas exhaustive, loin de là) montrant que le en fin de mots n'est plus prononcé (ce qui est déjà le cas en latin classique : la scansion du vers latin le prouve facilement). Cet amuïssement est, entre autres, à l'origine de la disparition du mécanisme des flexions : les langues romanes, en effet, n'utilisent plus la déclinaison.
Cette liste n'est bien sûr pas exhaustive ; il faudrait aussi aborder la question de la diphtongaison « pan-romane » (que toutes les langues romanes ont connue) et signaler que nombre de voyelles ont subi par la suite des diphtongaisons secondaires.
Transformations en profondeur du système morpho-syntaxique
Système nominal
La chute du final, consonne que l'on rencontre souvent dans la flexion, crée donc une ambiguïté : Romam se prononçant comme Roma, l'on ne peut savoir si le mot est au nominatif, à l' accusatif ou à l' ablatif. Ainsi, les langues romanes ont dû utiliser des prépositions pour lever l'ambiguïté. Plutôt que dire Roma sum (classique Romæ sum avec un locatif que n'a pas gardé le latin vulgaire) pour « je suis à Rome » ou Roma(m) eo pour je vais à Rome, il a fallu exprimer ces deux phrases par sum in Roma et eo ad Roma. À cet égard, il convient de rappeler que si en latin classique déjà, dès l'époque impériale, le en fin de mots s'amuïssait, Roma sum et Roma(m) eo ne pouvaient être confondus : à l'ablatif ( Roma sum), le final est long ; il est cependant bref à l'accusatif : ainsi l'on prononçait pour le premier, pour le second. Le latin vulgaire, toutefois, n'utilise plus le système de quantité vocalique : les deux formes sont d'autant plus ambiguës.
Dans un même mouvement, les adverbes et les prépositions simples sont parfois renforcées : ante, « avant », ne suffit plus ; il faut remonter à ab + ante en vulgaire pour expliquer le français avant, le castillan antes et l'occitan avans, ou bien in ante pour le roumain înainte, etc. ; de même avec provient de apud + hoc, dans de de intus, etc. Le cas limite semble être atteint avec le français aujourd'hui, notion qui se disait simplement hodie en latin classique. Le terme français s'analyse en à + le + jour + de + hui, où hui vient de hodie (qui a donné hoy en castillan, oggi en italien, uèi en occitan, hoz en romanche, oûy en wallon, etc.). Le composé agglutiné résultant est donc redondant, puisqu'il signifie mot à mot : « au jour d'aujourd'hui » (qu'on trouve en français familier). Certaines langues conservatrices ont cependant gardé des adverbes et prépositions simples : le castillan et l'italien con, « avec », et le roumain cu viennent bien de cum, de même que en castillan ou în roumain sont hérités de in. L'on voit aussi ce phénomène avec les mots simples hérités de hodie.
De langue flexionnelle à la syntaxe souple (l'ordre des mots ne comptant pas énormément pour le sens mais principalement pour le style et l'emphase), le latin vulgaire est devenu un ensemble de langues utilisant nombre de prépositions, dans lesquelles l'ordre des mots est fixe : s'il est possible de dire en latin Petrus Paulum amat ou amat Petrus Paulum ou Paulum Petrus amat ou encore amat Paulum Petrus pour signifier que « Pierre aime Paul », ce n'est plus possible dans les langues romanes, qui ont plus ou moins rapidement abandonné les déclinaisons ; ainsi, en castillan Pedro ama a Pablo et Pablo ama a Pedro ont un sens opposé, seul l'ordre des mots indiquant qui est sujet et qui est objet. Lorsque les langues romanes ont gardé un système de déclinaisons, celui-ci est simplifié et se limite à quelques cas (à l'exception du roumain) : c'est ce qui arrive en ancien français, qui n'en possède que deux, le cas sujet (hérité du nominatif) et le cas régime (venant de l'accusatif), pour tout ce qui n'est pas sujet. En français, toujours, le cas sujet a disparu ; les noms actuels hérités de l'ancien français sont donc presque tous d'anciens cas régime (il y a quelques exceptions, comme ancêtre, peintre, traître, anciens cas sujet, et chandeleur, provenant d'un génitif pluriel latin candelorum) et, partant, d'anciens accusatifs ; on peut le constater avec un exemple simple :
Le roumain, toutefois, conserve un système flexionnel fonctionnant avec trois cas syncrétiques : cas direct (nominatif + accusatif), cas oblique (génitif + datif) et vocatif. Ces cas se distinguent principalement si le nom est marqué par l'article défini. Dans le cas contraire, ils ont tendance à être confondus.
D'autres points méritent d'être signalés : tout d'abord, encore à l'exclusion du roumain, les trois genres, masculin, féminin et neutre, sont réduits à deux par l'élimination du neutre ; ainsi, le mot latin folia, nominatif / accusatif neutre pluriel de folium, « feuille », est réinterprété comme un féminin : c'est le cas, par exemple, en français, où il devient feuille, mais aussi en castillan, sous la forme hoja, en italien foglia, romanche föglia, wallon fouye, portugais folha, catalan fulla, occitan fuèlha, etc., tous mots féminins. De plus, les langues romanes ont développé un système d'articles définis, inconnus du latin classique. Ainsi, en français, le et la proviennent respectivement des pronoms / adjectifs démonstratifs ille et illa ; de même en castillan pour el et la (plus un neutre lo < illud), en italien pour il et la (ainsi que lo, neutre, < illud), etc. Le roumain se distingue en étant la seule langue romane dans laquelle l'article est enclitique : om, « un homme », om-ul, « l'homme ». Les articles indéfinis, pour leur part, proviennent simplement du numéral unus, una (et unum au neutre), qui, en latin, aurait pu servir à cet usage.
Enfin, le système de l'adjectif est revu : alors que les degrés d'intensité étaient marqués par des suffixes, les langues romanes ne se servent plus que d'un adverbe devant l'adjectif simple, magis (devenant más en castillan, mai en occitan et en roumain, mais en portugais, més en catalan, etc.) ou plus ( più en italien, plus en français et en occitan, pus en wallon et en catalan ancien ou dialectal, plu en romanche, etc.) : ainsi, pour dire plus clair (comparatif de supériorité) en latin classique, clarior suffisait (dérivé de clarus) ; on dit en castillan más claro, en italien più chiaro, en occitan plus clar ou mai clar, etc. De même, le superlatif le plus clair se disait clarissimus en latin classique, mais el más claro en castillan et il più chiaro en italien. On trouve cependant quelques archaïsmes : le portugais a conservé des mots différents pour le plus grand, o maior, et le plus petit, o menor, comme le castillan avec mayor et menor, comparables, bien que d'emploi très différent, aux majeur et mineur du français.
Système verbal
En outre, les conjugaisons sont profondément modifiées, notamment par la création de temps composés : ainsi notre j'ai chanté, castillan he cantado ou encore catalan he cantat, occitan ai cantat, viennent d'un habeo cantatu(m) vulgaire, qui n'existe pas en classique. L'utilisation de verbes auxiliaires, être et avoir, est notable : le latin utilisait déjà, d'une manière différente, être dans sa conjugaison, mais pas d'une manière aussi systématique que dans les langues romanes, qui ont généralisé leur emploi afin de créer un jeu complet de formes composées répondant aux formes simples. Généralement, les formes composées marquent l'aspect accompli.
Un mode nouveau apparaît, le conditionnel (attesté pour la première fois dans une langue romane dans la Séquence de sainte Eulalie), construit à partir de l'infinitif (parfois modifié) suivi des désinences d'imparfait : vivr(e) + -ais donne vivrais en français, et, mutatis mutandis , viviría en castillan, viuria en catalan, viuriá en occitan. Certaines modifications du radical sont à noter : devoir + ais > devrais et non - devoirais, ou bien haber + ía > habría et non - habería. De la même manière, le futur classique est abandonné au profit d'une formation comparable à celle du conditionnel, c'est-à-dire l'infinitif suivi du verbe avoir (ou précédé en sarde) : ainsi cantare habeo (« j'ai à chanter ») donne chanterai, castillan cantaré, catalan cantaré, occitan cantarai, etc.
Le passif est évacué au profit du système composé qui préexistait en latin ( cantatur, « il est chanté », classique devient le vulgaire est cantatus, qui, en classique signifiait « il a été chanté »). Enfin, certaines conjugaisons irrégulières (comme celle de volle, « vouloir ») sont rectifiées (mais restent souvent irrégulières dans les langues romanes) et les verbes déponents cessent d'être utilisés.
Le lexique du latin vulgaire
Le latin vulgaire et le latin classique ne diffèrent pas seulement par des aspects phonologiques et phonétiques, mais aussi par le lexique ; les langues romanes, en effet, n'utilisent que dans des proportions variables le vocabulaire classique. Souvent, des termes populaires ont été retenus, évinçant ceux propres à la langue plus soutenue.
Certains termes latins ont disparu et ont été remplacés par leur équivalent populaire ; c'est le cas de celui qui désigne le cheval, equus en latin classique, mais caballus (« canasson » ; le mot est peut-être d'origine gauloise) en latin vulgaire, que l'on retrouve dans toutes les langues romanes : caballo en castillan, cavall en catalan, caval en occitan, cheval en français, cal en roumain, cavallo en italien, dj'vå en wallon, chavagl en romanche, etc.
Mais on notera que la jument est appelée yegua en castillan, egua en catalan et èga en occitan, du latin equa (l'occitan emploie aussi cavala).
D'autre part, certains termes classiques disparus n'ont pas forcément été remplacés par le même mot vulgaire dans toute la Romania : le terme soutenu pour « parler » est loqui en latin classique, remplacé par :
- parabolare (terme emprunté à la liturgie chrétienne et d'origine grecque ; proprement : « parler par parabole ») : français parler, italien parlare, catalan et occitan parlar, etc. ;
- fabulare (proprement : « affabuler ») : castillan hablar, portugais falar, sarde faedhàre, etc.
Enfin, certaines langues romanes continuent d'utiliser la forme classique, tandis que d'autres, que l'on dit moins « conservatrices », se servent d'une forme vulgaire ; l'exemple donné traditionnellement est celui du verbe « manger » :
- latin classique edere : se retrouve (sous une forme composée ; cette forme est cependant sentie moins « noble » que le classique puriste edere) en castillan et portugais comer (de comedere) ;
- latin vulgaire manducare (proprement « mâcher ») : français manger, italien mangiare, catalan menjar, occitan manjar, ou encore roumain mânca, par exemple.
Les raisons de la diversité des langues romanes
L'évolution phonétique naturelle des langues, à laquelle le latin n'a bien sûr pas échappé, explique en grande partie les différences importantes entre certaines des langues romanes. À ce processus s'est aussi ajouté la non-unicité lexicale de ce que l'on désigne sous le terme de latin vulgaire : la taille de l'Empire romain et l'absence d'une norme littéraire et grammaticale ont permis à cette langue vernaculaire de ne pas être figée. Ainsi, chaque zone de la Romania a utilisé une saveur particulière du latin vulgaire (il vaudrait même mieux dire « des latins vulgaires »), comme on l'a vu plus haut, telle langue préférant tel terme pour signifier « maison » (latin casa en castillan, catalan, italien, portugais, roumain), telle autre un terme différent (mansio pour le même sens en français), par exemple.
S'est greffée à ces deux données la présence de substrats, langues parlées initialement dans une zone et recouvertes par une autre, ne laissant que des traces éparses, tant lexicales ou grammaticales que phonologiques, dans la langue d'arrivée. Ainsi, le substrat gaulois en français lui laisse quelque cent quatre-vingts mots comme braies, char ou bec, et serait à l'origine du passage du (de loup) latin à (de lune). Cette hypothèse ne fait cependant pas l'unanimité. Bien entendu, l'influence du gaulois ne s'est pas limitée à la Gaule : le portugais ou les dialectes de l'Italie du Nord, par exemple, en possèdent quelques termes (on a ainsi en italien standard, braghe pour braies (qui a donné plus tard le français braguette), carro pour char, becco pour bec). De même le basque pour les langues ibérico-romanes (où le mot pour « gauche », soit sinistra en latin classique, est remplacé par des dérivés du basque ezker, soient esquerra en catalan, izquierda en castillan et esquerdo en portugais), ou encore l'étrusque pour le dialecte italien de Toscane, qui lui devrait sa gorgia toscana, c'est-à-dire la prononciation des comme des (anglais home) ou des (allemand Bach). Il faut noter que cette influence de l'étrusque sur le toscan est de nos jours considérée comme un mythe sans fondements réels : en effet, le phénomène n'est pas limité à la Toscane, il n'est pas présent dans toutes les zones à dominante linguistique toscane (la Corse, par exemple qui ─ bien qu'éloignée ─ a été fortement toscanisée), il n'est pas attesté avant le et il ne correspond pas réellement à des caractéristiques phonétiques étrusques. Enfin et surtout, on voit mal comment une langue morte bien avant l'apparition des dialectes italiens aurait pu transmettre cet unique trait sans avoir laissé ni vocabulaire ni même coutumes.
Enfin, les superstrats ont aussi joué un rôle prépondérant dans la différenciation des langues romanes : ce sont les langues de peuples s'étant installés dans un territoire sans réussir à imposer leur langue. Celle-ci a cependant laissé des traces importantes. Le superstrat francique (donc germanique) en France est important ; le vocabulaire médiéval en est émaillé, surtout dans le domaine de la guerre et de la vie rurale (ainsi heaume, adouber, flèche, hache, etc., mais aussi framboise, blé, saule, etc., ou encore garder et, plus surprenant, trop), et le français actuel compte plusieurs centaines de mots ainsi hérités du francique. C'est un superstrat arabe que l'on remarque le plus en castillan : plus de quatre mille termes, parmi lesquels des toponymes et des composés, viennent de cette langue. Le trait le plus remarquable est le maintien quasi systématique de l'article arabe dans le mot, alors que les autres langues romanes ayant aussi emprunté le même terme s'en sont souvent débarrassées : ainsi algodón (contre français coton), de l'arabe أَلْقُطْن, ʾal-quṭn, algarroba (français caroube), de ʾal-harūbah ou encore aduana (français douane), de أَلدِّيوَان, ʾad-dīwān (qui donne aussi divan). Enfin, dernier superstrat remarquable, le slave, dont l'influence en roumain est notable. Le roumain devrait aux langues slaves alentour son vocatif, quelques termes du lexique ainsi que des processus de palatalisation différents de ceux des autres langues romanes.
L'influence des langues romanes les unes sur les autres, d'autre part, est considérable.
L'on peut donner ici les résultats d'une étude menée par M. Pei en 1949, qui a comparé le degré d'évolution de diverses langues par rapport à leur langue-mère ; pour les langues romanes les plus importantes, si l'on ne considère que les voyelles toniques, l'on obtient, par rapport au latin, les coefficients d'évolution suivants :
- sarde : 8 % ;
- italien : 12 % ;
- castillan : 20 % ;
- roumain : 23,5 % ;
- occitan : 25 % ;
- portugais : 31 % ;
- français : 44 %.
L'on voit ainsi facilement le degré variable de conservatisme des langues romanes, la plus proche du latin phonétiquement (en ne considérant que les voyelles toniques) étant le sarde, la plus éloignée le français.
Diffusion mondiale des langues romanes
Du fait de la colonisation, l'aire géographique des locuteurs de langues romanes s'étend largement au-delà de l'Europe. Les plus largement diffusées sont l'espagnol (Mexique, Amérique centrale et Amérique du Sud, Philippines, etc.), le portugais (Brésil, Angola, Mozambique, etc.) et le français (Canada, Afrique, etc.).
Le castillan et le français sont comptés parmi les langues officielles de l'ONU.
Annexes
Bibliographie
- Jean-Marie Klinkenberg, Des langues romanes, éditions Duculot, Louvain-la-Neuve, 1994 (2 édition) ;
- Pierre Bec, Manuel pratique de philologie romane, Paris, 1970-1971, deux tomes ;
- Mireille Huchon, Histoire de la langue française, Paris, 2002 ;
- Édouard Bourciez, Éléments de linguistique romane, Paris, 1967 pour la 5 édition ;
- Max Niedermann, Phonétique historique du latin, Paris, 1953 pour la 3 édition.
Liens internes
- linguistique
- dictionnaire des langues
- langues par famille
- langues indo-européennes
Liens externes
- [http://www.romaniaminor.net/mapes/romania.swf Carte des langues romanes]
- [http://crdp.ac-bordeaux.fr/langues Le site sur l'enseignement des langues régionales dans l'académie de Bordeaux]
- [http://gascon.ac-bordeaux.fr Le site du Rectorat de Bordeaux sur l'enseignement de l'Occitan dans le secondaire]
- [http://crdp.ac-bordeaux.fr/capoc Le site du CDDP des Pyrénées-Atlantiques sur l'enseignement de l'occitan dans le primaire en Aquitaine]
Rhéto-roman ja:レト・ロマンス語群
Catégorie:Langue romane
Parmi les langues romanes, le groupe rhéto-roman inclut de nombreux dialectes parlés en Suisse et dans le nord de l'Italie, à l'intérieur de l'arc alpin ou dans sa proximité, c'est-à-dire dans l'aire de l'ancienne province romaine de Rhétie.
On distingue d'est en ouest :
- le frioulan (région d'Udine)
- le ladin des Dolomites
- le romanche (canton suisse des Grisons).
Le groupe rhéto-roman est le plus petit en nombre de locuteurs. Par ailleurs, son domaine est très éclaté, et chacune de ses portions est isolée, parfois dans de profondes vallées montagnardes, d'où l'existence de nombreux dialectes et la forte concurrence des langues voisines (italien et allemand). Ce n'est que tout récemment qu'ont été entreprises l'instauration de langues communes dotées d'une grammaire et d'une orthographe, afin d'enrayer la disparition de ces idiomes. Ces efforts se heurtent parfois à des oppositions des groupes les moins pris en compte.
Voir aussi
Lien internes
- linguistique
- dictionnaire des langues
- langues par famille
- langues indo-européennes
- - langues romanes
FrioulanCatégorie:Langue rétho-romane
Le frioulan (furlan en frioulan et friulano en italien) est la langue la plus répandue du groupe rhéto-roman des langues romanes, et la plus orientale.
Elle est parlée dans la région italienne du Frioul qui se trouve au nord-est du pays, près de la Slovénie (région d'Udine), par plusieurs centaines de milliers de locuteurs. Elle y possède le statut de langue régionale administrative et scolaire. On l'utilise aussi un peu comme langue littéraire. La quasi totalité de ceux qui la pratiquent parle aussi l'italien.
Les variantes du frioulan
On distingue essentiellement trois variétés dialectales, qui se comprennent l'une l'autre.
- le frioulan central parlé dans la région d'Udine, utilisé sur les documents officiels et considéré comme le plus pur ;
- le frioulan de la Carniole ;
- le frioulan du bas-frioul et de l'isontino.
Exemple de texte en frioulan
C'est la première phrase de la prière chrétienne du Notre Père
Pari nestri, che tu sês tai cîi,
ch'al sedi santificât il to non,
ch'al vegni il to ream,
ch'e sedi fate la tô volontât
come in cîl, cussì in tiere.
Quelques phrases en frioulan
- Bonjour, mon nom est Jacques !
- :Mandi, jo o mi clami Jacum !
- Il fait vraiment beau aujourd'hui !
- :Vuê al è propite cjalt !
- Je dois vraiment partir à présent, au revoir
- :O scugni propite lâ cumò, ariviodisi
- Je ne peux sortir avec vous ce soir, je dois étudier
- :No pues vignî fûr usgnot, o ai di studiâ
Divers
- Pier Paolo Pasolini a composé des poèmes en frioulan, la langue de sa mère.
- code ISO 639-2 : fur
Voir aussi
Liens internes
- linguistique
- dictionnaire des langues
- langues par famille
- langues indo-européennes
- - langues romanes
- - groupe rhéto-roman
Liens externes
- http://www.lenghe.net/ Portail de web frioulan (en frioulan)
- [http://www.provincia.udine.it/p2k/Home/Ente/Uffici/Cultura,%20Istruzione%20e%20Universit_,%20Sport%20e%20Assistenza%20ai/Cultura/Lingua%20Friulana%20e%20altre%20Lingue%20Minoritarie/Lingua%20Friulana/ Informations sur le frioulan (par la Province d'Udine)] (en italien)
- [http://www.provincia.udine.it/p2k/Home/Ente/Uffici/Cultura,%20Istruzione%20e%20Universit_,%20Sport%20e%20Assistenza%20ai/Cultura/Lingua%20Friulana%20e%20altre%20Lingue%20Minoritarie/Imparare%20il%20Friulano/TestGrafieDefinit_f.pdf La grafie uficiâl de lenghe furlane] Orthographie officielle et morphologie normative du frioulan, avec une liste des nom de lieux frioulans officiels (pdf) (en frioulan)
- [http://www.sangiorgioinsieme.it/Diz-friulan-english%20.htm Dictionnaire frioulan-anglais et anglais-frioulan] (pdf) (en anglais)
ja:フリウリ語
Trentin-Haut-Adige
Le Trentin-Haut-Adige (nom constitutionnel) ou Trentin-Tyrol du Sud (en allemand: Trentino-Südtirol et en italien : Trentino-Alto-Adige) est une région autonome du nord de l'Italie de 900 000 habitants. La région a deux capitales Bolzano/Bozen et Trente. Le nom Trentin (la province de Trente) est dérivé de Trente, le nom Tyrol du Sud parce que la province de Bolzano/Bozen est le territoire tyrolien au sud des Alpes. La partie nord est aussi appelée Haut-Adige, puisque cette rivière y prend sa source. Ce dernier nom a été introduit pendant les 20 ans de pouvoir du gouvernement fasciste de Benito Mussolini qui chercha à italianiser le territoire. L'Adige (Etsch) traverse ensuite le Trentin puis la Vénétie avant de se jeter dans le Pô.
Histoire
- Voir l'article détaillé sur l'histoire du Trentin-Tyrol du Sud
La région se divise en deux provinces : celle de Trente qui est italophone et celle de Bolzano/Bozen à majorité germanophone mais où habitent également des Ladins et des italophones. Cette dernière province est également appelée Tyrol du Sud (Südtirol en allemand) ou Haut-Adige (Alto-Adige). L'ensemble de la région était autrichien jusqu'en 1919.
Géographie
La région est limitrophe de l'Autriche (Tyrol du Nord et de l'Est) au nord et de la Suisse (Canton des Grisons) à l'extrême nord-ouest. Le sud est bordé par la Vénétie et la Lombardie. La superficie est de 13 613 km². Le relief est essentiellement montagneux, marqué par les formes verticales des Dolomites. De grandes vallées pénètrent néanmoins l'espace. Celles de l'Adige et de l'Isarco sont les plus larges et premettent la communication avec le Nord. Le col du Brenner est le passage le plus aisé de ce couloir vers l'Autriche et l'Allemagne.
Démographie
La population totale est d'environ 900 000 habitants. Les villes de Bolzano et de Trente regroupent plus de 250 000 personnes. Mais la population est disséminée sur l'ensemble du territoire, surtout dans les vallées.
La répartition par groupes linguistiques est de 60 % pour les italophones et de 40 % pour les germanophones. Une petite minorité parle le ladin dans les vallées Badia et Gherdëina.
Économie
Les vallées régionales produisent de nombreux crus de vin, des primeurs, des laitages ainsi que des produits d'aviculture. L'exploitation forestière contribue à l'industrie papetière. Les sites de production chimique et métallurgique tirent partie des ressources hydro-électriques qui sont largement exportées.
Tourisme
Le tourisme est une source majeure de revenus pour la région tant en été qu'en hiver avec les stations réputées de Cortina d'Ampezzo et du Gherdëina.
Culture
(à compléter)
Administration
Administration provinciale
Le Trentin-Haut-Adige est subdivisée en deux provinces :
- Province Autonome de Bolzano/Bozen, chef-lieu :Bolzano/Bozen.
- Province Autonome de Trente, chef-lieu : Trente
Administration régionale
Le statut d'autonomie conféré à chacune des provinces s'étend de fait au niveau régional.
Le conseil et le gouvernement régional ont siège dans les deux villes. Tous les deux ans, le siège de la chambre des élus régionaux permute entre les deux villes.
Liens externes
- Site du conseil régional http://www.regione.trentino-a-adige.it
- Site de la province de Bozen http://www.provinz.bz.it/francais/
Catégorie:Région italienne
ja:トレンティーノ=アルト・アディジェ州
Vénétie
La Région de la Vénétie (en italien Regione del Veneto) est une région de l'Italie du Nord-Est de 4,5 millions d'habitants, dont la capitale est Venise.
Elle est délimitée à l'est par la région du Frioul-Vénétie julienne, au nord par l'Autriche, au nord-ouest par le Trentin-Haut-Adige, à l'ouest par la Lombardie, au sud par l'Émilie-Romagne et à l'est par la mer Adriatique (Golfe de Venise).
Géographie
L'aspect géographique le plus remarquable est sans aucun doute la Lagune de Venise.
Les fleuves les plus importants sont au sud le Pô (avec le delta du Pô) et l'Adige, dont la vallée remonte au col du Brenner, important point de passage vers l'Autriche, au centre la Brenta et au nord le Piave.
À l'ouest, il y a le lac de Garde.
Les reliefs notables sont au nord-ouest les Alpes, en particulier
les monts Lessini, le plateau de l'Asiago et les Dolomites avec le glacier de la Marmolada.
Dans la plaine, des collines, les monts euganéens, d'origine volcanique.
La côte est basse et lagunaire. Un port important : Mestre-Venise.
Histoire
La république de Venise resta indépendante jusqu'à la fin du , époque à laquelle elle fut cédée par Napoléon aux Autrichiens.
Avant la troisième guerre d'Indépendance (1866), la Vénétie faisait partie de l'empire austro-hongrois.
Administration
La Région de Vénétie est subdivisée en 7 Provinces :
- province de Belluno - Voir aussi : liste des 69 communes
- province de Padoue - Voir aussi : liste des 104 communes
- province de Rovigo - Voir aussi : liste des 50 communes
- province de Trévise - Voir aussi : liste des 95 communes
- province de Venise - Voir aussi : liste des 44 communes
- province de Vérone - Voir aussi : liste des 98 communes
- province de Vicence - Voir aussi : liste des 121 communes
- [http://www.regione.veneto.it/ Site officciel de la Regione del Veneto]
- [http://www.turismo.veneto.it Tourisme en Vénétie]
- [http://www.vene.to.it/ Portail de la Vénétie]
Catégorie:Ancien pays d'Europe
Catégorie:Région italienne
ja:ヴェネト州
Lapon
Introduction
Le same (ou lapon) est une langue qui fait partie de la famille des langues finno-ougriennes. Il est parlé par environ 35 000 personnes en Laponie, vaste territoire allant du centre de la Suède à l'extrémité de la péninsule de Kola (Russie), en passant par le nord de la Norvège et de la Finlande. Le same se subdivise en 9 variétés, jadis qualifiées de « dialectes », mais que les spécialistes considèrent aujourd'hui comme des langues à part entière:
# same du Sud (500 locuteurs);
# same d'Ume (une vingtaine de locuteurs);
# same de Pite (une vingtaine de locuteurs);
# same suédois de Lule (2000 locuteurs);
# same du Nord (la variété la plus parlée: 30 000 locuteurs; Suède, Norvège, Finlande);
# same d'Inari (400 locuteurs, Finlande, autour du lac Inari);
# same skolt (300 locuteurs, nord de la Finlande et Russie);
# same de Kildin (800 locuteurs, Russie, partie médiane de la presqu'île de Kola);
# same de Ter (moins de 10 locuteurs, Russie, partie orientale de la presqu'île de Kola).
Écriture du same
Depuis 1948, les langues sames sont écrites au moyen de l'alphabet latin, complétée de quelques lettres. Il y a eu une modification en 1985.
Les caractères supplémentaires sont :
- Ń/ń (souvent remplacé par ñ ou ng)
- Á/á [a:]
- Č/č [ʧ]
- Đ/đ [ð]
- Ŋ/ŋ [ŋ]
- Š/š [ʃ]
- Ŧ/ŧ [θ]
- Ž/ž [ʧ]
Plus rarement :
- Ä/ä
- Ö/ö
- Æ/æ
Exemples
Æ/æ
Voir aussi
Bibliographie
Jocelyne FERNANDEZ : Parlons lapon: les Sames, langue et culture, L'Harmattan, Paris, 1997, ISBN 2-7384-5598-0
Articles connexes
- Langues ouraliennes
Catégorie:Langue finno-ougrienne
Catégorie:Saami
ko:사미어
ja:サーミ語
Ladino (langue)
Catégorie:LangueCatégorie:Langue juive
Le ladino est une langue créée par les rabbins espagnols pour traduire et enseigner les textes sacrés hébreux. Il consiste à traduire un mot hébreu par un mot espagnol et toujours le même à moins que ne s'y opposent des considérations exégétiques, en respectant l'ordre des mots et la syntaxe de l'original hébreu.
Le mot ladino signifie d'après J. Corrominas dans son dictionnaire étymologique de la langue espagnole, "rusé". Il explique que l'on est arrivé à ce sens à l'époque d'Al-Andalus. Ladinar signifiait traduire en latin une langue étrangère. Les ambassades arabes utilisaient des interprètes arabes dont on avait fini par se méfier dans les cours des royaumes chrétiens : "es un moro ladinado : il parle espagnol".
Contrairement au judéo-espagnol, que l'on appelle aussi djudezmo, djidyo, djudyo, le ladino n'est pas une langue parlée. Il arrive souvent que les deux soient confondus.
On ne doit pas non plus le confondre avec le ladin, langue rhéto-romane parlée dans les Dolomites italiennes.
Voir aussi
- Yiddish
als:Ladino
ja:ジュデズモ語
1927
Cette page concerne l'année 1927 du calendrier grégorien.
Événements
Europe
- 14 mai : Lancement du Cap Arcona à Hambourg.
- 10 décembre : Henri Bergson prix Nobel de littérature.
- Le prix Nobel de la paix est attribué au français Ferdinand Buisson et à l'allemand Ludwig Quidde.
France
- 17 février : Accord franco-britannique sur les dettes de guerre.
- En mars, évacuation de la Sarre par les Français.
- En mai, le service militaire est ramené à un an.
- 12 juillet : Rétablissement du scrutin d'arrondissement.
- En octobre, Édouard Daladier président du parti radical.
Afrique
Amériques
Amérique du Nord
- 23 août : Exécution des anarchistes Sacco et Vanzetti.
Amérique Latine
- Brésil, le gouvernement déclare les grèves illégales.
Asie & Inde
- Le Congrès national indien réclame l'indépendance du pays.
Océanie & Pacifique
- Fondation du parti national de Sukarno en Indonésie.
Proche-Orient & monde-arabe
Arts & culture
- 6 octobre : Alan Crosland réalise le premier film parlant The Jazz Singer (Le chanteur de jazz) avec Al Jolson.
- Première apparition du tandem comique de Laurel et Hardy.
Littérature
- Le romancier français François Mauriac écrit Thérèse Desqueyroux.
- Le romancier suisse allemand Hermann Hesse publie Le loup des steppes.
- Martin Heidegger publie l'Être et le temps.
Films remarquables
- La Jeune Fille au carton a chapeau réalisé par Boris Barnet.
- Le Chanteur de Jazz (The Jazz Singer), premier film parlant réalisé par Alan Crosland
Sciences & techniques
- 7 juin : Inauguration du premier service téléphonique transatlantique entre Londres et New York.
- Le médecin de Boston Herman Blumgart utilise pour la première fois des traceurs radioactifs pour diagnostiquer une maladie cardiaque.
- Invention de la télévision.
Découvertes
- 9 mai : Nungesser et Coli, partis du Bourget, disparaissent lors de leur tentative de traversée de l'Atlantique nord à bord de l'Oiseau Blanc, l'avion amphibie Levasseur, probablement au large de Terre-Neuve.
- 20 mai : 7h40, New York, Charles Auguste Lindberg à bord du "Spirit of Saint-Louis" décolle pour tenter la première traversée de l'Atlantique en monomoteur sans escale (33 heures 30).
Sports
- Tour de France (19 juin - 17 juillet) : Le Luxembourgeois Nicolas Frantz s’impose devant les Belges Maurice De Waele et Julien Vervaecke.
- Article détaillé : 1927 en sport
- 1 janvier : Maurice Béjart, chorégraphe français.
- 30 janvier : Olof Palme, homme d'État suédois († 28 février 1986).
- 7 février : Juliette Gréco, chanteuse et comédienne française.
- 1 mars : Harry Belafonte, chanteur américain.
- 23 mars : Régine Crespin, cantatrice française.
- 27 mars : Mstislav Rostropovitch, violoncelliste russe.
- 1 avril : Jacques Mayol, apnéiste français, († 22 décembre 2001).
- 2 avril : Ferenc Puskas : Footballeur hongrois
- 16 avril : Joseph Ratzinger, 265 pape Benoît XVI allemand.
- 16 avril : John Chamberlain, sculpteur américain.
- 17 avril : Graziella Sciutti, cantatrice italienne.
- 25 avril : Albert Uderzo, dessinateur français.
- 27 avril : Olivér György Dely, herpétologiste hongrois, († 19 novembre 2003).
- 4 mai : Jacques Lanzmann, écrivain français
- 18 mai : François Nourissier, écrivain français
- 25 mai : Robert Ludlum, écrivain américain, († 12 mars 2001).
- 9 juin : Franco Donatoni, compositeur italien, († 17 août 2000).
- 23 juin : Bob Fosse, chorégraphe et réalisateur américain († 23 septembre 1987).
- 6 juillet : Janet Leigh, actrice américaine, († 3 octobre 2004).
- 18 juillet : Wilfrid Lemoine, poète, romancier, et essayiste québécois, († 28 septembre 2003).
- 6 août : Jean Ellenstein, historien français.
- 9 août : Marvin Minsky, scientifique américain
- 14 octobre : Roger Moore, acteur anglais.
- 19 octobre : Pierre Alechinsky, peintre et graveur belge.
- 24 octobre : Gilbert Bécaud, chanteur français, († 18 décembre2001).
- 1 novembre : Marcel Ophüls, réalisateur français.
- 24 décembre : Richard Highton, zoologiste américain.
- 9 février : Charles Doolittle Walcott, paléontologiste américain.
- 15 avril : Gaston Leroux, romancier français (° 6 mai 1868)
- 8 mai : Charles Nungesser, aviateur français ° [[15 mars]] [[1892)
- 11 mai : Juan Gris (José Victoriano Gonzalez), peintre espagnol
- 15 juillet : Constance Markievicz, révolutionnaire irlandaise (°1868)
- 23 août : Bartolomeo Vanzetti, militant anarchiste italo-américain
- 14 septembre : Isadora Duncan, danseuse américaine (° 1877)
- 2 octobre : Svante August Arrhenius, chimiste suédois (° 19 février 1859)
- 8 novembre : John Scottleworth, parachutiste italo-congolais
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th:พ.ศ. 2470
Trentin-Haut-Adige
Le Trentin-Haut-Adige (nom constitutionnel) ou Trentin-Tyrol du Sud (en allemand: Trentino-Südtirol et en italien : Trentino-Alto-Adige) est une région autonome du nord de l'Italie de 900 000 habitants. La région a deux capitales Bolzano/Bozen et Trente. Le nom Trentin (la province de Trente) est dérivé de Trente, le nom Tyrol du Sud parce que la province de Bolzano/Bozen est le territoire tyrolien au sud des Alpes. La partie nord est aussi appelée Haut-Adige, puisque cette rivière y prend sa source. Ce dernier nom a été introduit pendant les 20 ans de pouvoir du gouvernement fasciste de Benito Mussolini qui chercha à italianiser le territoire. L'Adige (Etsch) traverse ensuite le Trentin puis la Vénétie avant de se jeter dans le Pô.
Histoire
- Voir l'article détaillé sur l'histoire du Trentin-Tyrol du Sud
La région se divise en deux provinces : celle de Trente qui est italophone et celle de Bolzano/Bozen à majorité germanophone mais où habitent également des Ladins et des italophones. Cette dernière province est également appelée Tyrol du Sud (Südtirol en allemand) ou Haut-Adige (Alto-Adige). L'ensemble de la région était autrichien jusqu'en 1919.
Géographie
La région est limitrophe de l'Autriche (Tyrol du Nord et de l'Est) au nord et de la Suisse (Canton des Grisons) à l'extrême nord-ouest. Le sud est bordé par la Vénétie et la Lombardie. La superficie est de 13 613 km². Le relief est essentiellement montagneux, marqué par les formes verticales des Dolomites. De grandes vallées pénètrent néanmoins l'espace. Celles de l'Adige et de l'Isarco sont les plus larges et premettent la communication avec le Nord. Le col du Brenner est le passage le plus aisé de ce couloir vers l'Autriche et l'Allemagne.
Démographie
La population totale est d'environ 900 000 habitants. Les villes de Bolzano et de Trente regroupent plus de 250 000 personnes. Mais la population est disséminée sur l'ensemble du territoire, surtout dans les vallées.
La répartition par groupes linguistiques est de 60 % pour les italophones et de 40 % pour les germanophones. Une petite minorité parle le ladin dans les vallées Badia et Gherdëina.
Économie
Les vallées régionales produisent de nombreux crus de vin, des primeurs, des laitages ainsi que des produits d'aviculture. L'exploitation forestière contribue à l'industrie papetière. Les sites de production chimique et métallurgique tirent partie des ressources hydro-électriques qui sont largement exportées.
Tourisme
Le tourisme est une source majeure de revenus pour la région tant en été qu'en hiver avec les stations réputées de Cortina d'Ampezzo et du Gherdëina.
Culture
(à compléter)
Administration
Administration provinciale
Le Trentin-Haut-Adige est subdivisée en deux provinces :
- Province Autonome de Bolzano/Bozen, chef-lieu :Bolzano/Bozen.
- Province Autonome de Trente, chef-lieu : Trente
Administration régionale
Le statut d'autonomie conféré à chacune des provinces s'étend de fait au niveau régional.
Le conseil et le gouvernement régional ont siège dans les deux villes. Tous les deux ans, le siège de la chambre des élus régionaux permute entre les deux villes.
Liens externes
- Site du conseil régional http://www.regione.trentino-a-adige.it
- Site de la province de Bozen http://www.provinz.bz.it/francais/
Catégorie:Région italienne
ja:トレンティーノ=アルト・アディジェ州
Province autonome de Bolzano
La Province autonome de Bolzano (en allemand, Autonome Provinz Bozen-Südtirol ; en italien, Provincia autonoma di Bolzano-Alto Adige ; en ladin, Provinzia autonóma de Balsan-Südtirol) est une province, située dans le nord de l'Italie qui fait partie de la région autonome du Trentin-Haut-Adige.
Toponymie
La province autonome de Bolzano est connue sous différentes appellations, dues aux vicissitudes de l'histoire.
- Province de Bolzano ou Province de Bozen (cette dernière forme est moins fréquente en français),
- Tyrol du Sud, (Südtirol), nom qui correspond à la région historique et géographique du Tyrol. Le Tyrol du Nord, le Tyrol de l'Est et le Tyrol du Sud constituent ensemble une région historique du Tyrol (unité administrative de l'Autriche-Hongrie avant 1918),
- Haut-Adige, (Alto Adige) nom géographique d'origine française (imposé pendant l'occupation napoléonienne), faisant référence aux sources de l'Adige et retenu en italien, par les autorités italiennes et comme version officielle par la province. La Constitution de l'Italie (art. 116) reconnait officiellement depuis le 18 octobre 2001 les deux versions Alto-Adige/Südtirol.
Population
Il a environ 470 000 habitants, répartis en 116 communes, dont les principales sont Bolzano (chef-lieu), Merano, Bressanone, Brunico, Laives et Vipiteno.
Le Tyrol du Sud', comme la Vallée d'Aoste et le Friuli est une région officiellement trilingue. En fait les deux tiers (69,4 %) des habitants sont de langue maternelle allemande et moins de 5 % de langue maternelle ladine des Dolomites. Les italophones (26,3 %) sont concentrés surtout dans le chef-lieu, Bolzano (all. Bozen) et dans les localités de Merano (all. Meran), Bressanone (all. Brixen), Laives (all. Leifers) e Bronzolo (all. Branzoll). les ladinophones (4,3 %) surtout dans le Val Gardena (lad. Gherdëina) et dans la Val Badia.
Géographie
Le territoire est irrigué par plusieurs cours d'eau : Adige (en allemand Etsch), Isarco (en allemand Eisack), Rienza (en allemand Rienz),
Passirio (all. Passeier), Talvera (all. Talfer), etc. Il existe aussi quelques lacs, en partie navigables pour des embarcations de petite taille : lacs de Resia (all. Reschensee), lac de Caldaro (all. Kalterer See), lacs de Monticol (all. Montiggler Seen), lac de Braies (all. Pragser Wildsee), lac de Varna (all. Vahrner See).
Il est limitrophe au nord et à l'est de l'Autriche (Tyrol et Salzbourg), à l'ouest de la Suisse, au sud-est de la Vénétie (province de Belluno), au sud de la province autonome de Trente (Trentin) et au sud-ouest (par le col du Stelvio) de la Lombardie (province de Sondrio).
Organisation territoriale
Les 116 communes de cette provinces se sont regroupées en huit communanutés :
# Val Venosta/Vinschgau : Silandro/Schlanders,...
# Burgraviato/Burggrafenamt : Merano/Meran,...
# Oltradige-Bassa Atesina/Überetsch-Unterland : Egna/Neumarkt, Bronzolo/Branzoll, Laives/Leifers, Ora/Auer, Terlano/Terlan, Appiano/Eppan, Caldaro/Kaltern ...
# Bolzano/Bozen : formé uniquement de la commune homonyme
# Salto-Sciliar/Salten-Schlern : Ortisei/Urtijëi, Ritten/Renon, S.Genesio/Jenesien, Sarentino/Sarnthein...
# Valle Isarco/Eisacktal : Bressanone/Brixen,...
# Alta Valle Isarco/Wipptal : Vipiteno/Sterzing,... Le Wipptal touche aux confins du Tyrol du Sud et du Tyrol.
# Val Pusteria/Pustertal : Brunico/Bruneck,...
Histoire
- Voir l'article Histoire du Trentin-Tyrol du Sud
Le Tyrol du Sud a été rattaché à l'Italie à la fin de la Première Guerre mondiale, en 1919, en application du traité de Versailles — certains autonomistes sud-tyroliens considèrent ce rattachement comme une annexion. Après une tentative forcée d'italianisation de la population germanophone durant le fascisme, la République italienne a reconnu au Tyrol du Sud une vaste autonomie après la Seconde Guerre mondiale, accentuée à partir de 1972 (deuxième statut d'autonomie).
Le Tyrol du Sud fait partie des rares régions disputées entre la Romania (où se pratiquent des langues romanes) et la Germania (où se pratiquent des langues germaniques). La frontière linguistique initiale, qui correspondait alors approximativement au limes de l'Empire romain, a légèrement reculé au Moyen Âge en certains endroits (Flandre, Alsace, Suisse et Tyrol). Ce glissement est expliqué par une colonisation bavaroise et en partie lombarde qui semble remonter à l'an 1200. Le Tyrol du Sud fut le berceau de poètes qui jouèrent un rôle de premier plan dans le développement de la langue allemande comme Oswald von Wolkenstein et Walter von der Vogelweide.
Walter von der Vogelweide
À partir du , le Tyrol fit partie, comme le reste de l'Italie du Nord, du Saint Empire Romain et de l'Empire autrichien des Habsbourg, partageant le sort et l'histoire de l'Autriche de manière presque ininterrompue jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale.
Le Tyrol tomba quelque temps aux mains des troupes françaises de Napoléon et de ses alliés bavarois. Le héros de la lutte armée contre les envahisseurs, Andreas Hofer, fusillé à Mantoue, est un personnage populaire du Tyrol, comme peut l'être Giuseppe Garibaldi pour les Italiens. Son irrédentisme fut souvent mis en avant à des époques plus récentes. L'hymne d'Andreas Hofer est devenu l'hymne officiel du Tyrol.
Depuis 1919, il fait partie de l'Italie à la suite du traité de paix de la Première Guerre mondiale — opinion : bon gré mal gré, étant donné le sentiment populaire qui semblerait en majorité préférer une identité nationale allemande plus qu'autrichienne. Vers 1910, les habitants de langue italienne de l'ensemble du Tyrol, Trentin compris, représentaient, selon les recensements autrichiens, environ 10 % du total de la population (ce qui est logique, puisque les Tyrol du Nord et de l'Est, entièrement germanophones, faisaient partie du même Land). À partir de 1922, le Tyrol du Sud fut soumis à une tentative (avortée) d'italianisation forcée de la part du régime fasciste, qui favorisa l'immigration depuis les autres régions italiennes et tenta obstinément (mais à de rares exceptions près, sans faire usage de la violence) d'imposer l'usage généralisé de la langue italienne, surtout en imposant un enseignement monolingue dans les écoles, ce qui, non seulement provoqua protestations et rancœur de la part des Tyroliens du Sud, mais aussi provoqua la naissance d'un enseignement clandestin, dans les écoles des catacombes. Dans le même temps toutefois, le rapprochement entre Hitler et Mussolini, et l'annexion de l'Autriche par le Troisième Reich (Anschluss) allégea la pression de la propagande, tandis que des cellules nazies, tolérées par Rome, proliféraient dans le Haut-Adige,
En 1939, un accord entre le régime nazi et le régime fasciste, intéressés pour divers motifs à éloigner le plus grand nombre possible d'Allemands de la région, conduisit aux fameuses Options, qui virent une bonne partie des Tyroliens du Sud, confrontés au pressions fascistes qui choisirent d'émigrer vers le troisième Reich, en premier lieu vers les terres conquises à l'Est (Pologne), déchirant des familles entières entre les « Dableiber » (ceux qui décidèrent de ne pas trahir leur terre) et « Optanten » (ceux qui décidèrent de ne pas trahir leur identité culturelle).
Après le 8 septembre 1943, dans un contexte d'effondrement du pouvoir fasciste en Italie, le Haut-Adige fut gouverné directement par les autorités nazies (ce sont les 600 jours). Cette période favorisa la langue allemande au détriment de l'italien. De nombreux Tyroliens du Sud s'engagèrent dans les SS et la Gestapo, collaborèrent aux persécutions contre les juifs (la communauté de Merano fut décimée) et à la chasse aux soldats italiens débandés après le 8 septembre. Parmi les plus inflexibles gardiens du camp de concentration de Bolzano - étape vers Mauthausen, Auschwitz, etc. - se distinguèrent plusieurs Tyroliens du Sud, y compris des femmes.
En outre des individus (Franz Thaler, Josef Mayr Nusser) ou de petits groupes, surtout dans la minorité qui n'avait pas opté pour le Troisième Reich nazi (les Dableiber), s'opposèrent courageusement au Nazifascisme en tentant même carrément la lutte armée.
Lors du second après guerre, le Tyrol du Sud fut à nouveau rendu à l'Italie. Les Alliés imposèrent à l'Italie un traité de protection du Haut-Adige (Accord De Gasperi-Gruber, 5 septembre 1946), en considération des politiques nationalistes anti-allemandes suivies par le gouvernement fasciste. Ce traité italo-autrichien fut la base de la résolution 1497 des Nations unies qui pressa urgemment les deux pays à « reprendre les négociations avec l'objectif de trouver une solution à toutes les divergences relatives à la mise en œuvre de l'accord de Paris du 5 septembre 1946 », dans la mesure où, de fait, le gouvernement italien n'appliquait pas complètement ces accords.
Dans les années 1960, s'organisa un mouvement militant visant à la réunification du Tyrol, le BAS (comité pour la libération du Sud-Tyrol). Au début, ses actions étaient dirigées exclusivement contre les biens (monuments fascistes, lignes électriques) et non contre les personnes.
Parmi les représentants les plus en vue de la lutte pour la réunification il y eut Sepp Kerschbaumer et Georg Klotz qui défendirent leur cause en étroite coordination avec les autorités politiques du Haut-Adige (le charismatique Silvio Magnago du Südtiroler Volkspartei, président de la province) et de l'Autriche (Bruno Kreisky, ministre autrichien des Affaires étrangères de l'époque et chancelier très populaire par la suite).
À la suite de l'action des carabiniers et de la justice, jugée disproportionnée par rapport aux faits, la lutte se durcit coûtant la vie à une vingtaine de personnes entre les forces de l'ordre, la population italienne et la soi-disant résistance autochtone. La lutte continua jusqu'au début des années soixante. Les dernières provocations du début des années quatre-vingt attribuées au mouvement « Ein Tirol » furent peut-être perpétrées, en partie au moins, (mais cette version est contestée par les historiens) sous l'égide des services secrets italiens cherchant à déstabiliser la situation et à réduire à néant les accords entre les parties italienne et autrichienne.
Au cours des années, y compris par cette activité terroriste ou lutte de libération selon d'autres, le territoire a obtenu du gouvernement de Rome une autonomie très large et très confortable (les derniers budgets provinciaux s'élevaient à environ 7 000-8 000 milliards de lires par an), ce dont jouit par ailleurs en proportion la population de langue italienne, et qui est en ligne avec la situation du Tyrol sous administration autrichienne. Il s'agit du statut d'autonomie le plus poussé pour une province en Europe (avec celui des îles Aaland en Finlande).
En 1992, fut approuvé le paquet, ensemble de règles à approuver par le gouvernement qui donnaient à l'Autonomie telle qu'elle fut conclue entre l'Autriche et l'Italie de 1972, son contenu concret.
Le Tyrol du Sud aujourd'hui
Avec la libération de la dernière activiste tyrolienne, Karola Unterberger en 2003, on espère que la rude parenthèse historique soit définitivement fermée.
Malgré l'issue globalement positive des événements, beaucoup, non seulement les familiers, se souviennent avec douleur mais aussi avec reconnaissance, du prix élevé en vie humaines, santé, expropriations, exil et prison, qu'un nombre restreint, mais toujours trop élevé de personnes dans les deux populations, dans les forces de l'ordre italienne et autrichienne, ont dû payer comme contribution à l'actuelle cohabitation pacifique et stable sous le statut d'autonomie.
Cette autonomie est basée sur une séparation rigide des populations dans les écoles, sur l'obligation du bilinguisme pour tous les employés publics, sur la répartition des emplois publics proportionnellement à l'importance des groupes linguistiques - règles que beaucoup d'Italiens considèrent comme une forme de discrimination raciale.
Dans les dernières années du et les premières du XXIe siècle, on assiste à la diffusion progressive d'un mal être de la population de langue italienne (qui est passée de 35 % à environ 25 %), avec une évolution ultérieure tout à fait imprévisible.
L'entrée de l'Autriche dans l'Union européenne et son adhésion au traité de Schengen a entrainé un redéploiement des forces armées de la frontière entre les deux Tyrols ve | | |